Voici venu l’automne, la fermeture de la pêche en
France et le retour des pêches tardives que nous sommes contraints d’aller
chercher à l’Est. Cette année encore nous avons jeté notre dévolu sur
l’Autriche, sur la haute Mur dans le pays de Salzbourg pour découvrir cette
rivière longtemps classée parmi « Les meilleures eaux d’Europe ». Le
secteur est géré par M. Ronacher, propriétaire de l’hotel post à St Michael im
lungau :
Nous avons passé 4 jours sur place, dans des conditions
fraiches, tant pour l’eau que pour le climat. La pêche est difficile sur ce
secteur où les poissons sont exclusivement sauvages, avec la répartition
suivante au dire du gestionnaire 60 % farios, 35 arcs en ciel et 5 % ombres,
c’est sensiblement la répartition des poissons que nous avons pris.
La partie basse, canalisée et soumise aux lâchers d’eauprocure de beaux poissons, mais la pêche est
difficile :
Noter ici la grande taille de la caudale de cette fario, habituée à lutter contre le fort courant :
Vers 11h00, chaque matin puis en début d'après midi, les olives sont au rendez-vous, les poissons se postent alors sur les bordures et dans les calmes, à l'amont et à l'aval des épis et de petites imitations flottant haut sur l'eau sont prises goulument :
Le cours moyen, plus sauvage, est plus facile à pêcher mais
nous n’y avons pas pris de très beaux poissons bien que l’activité de surface y
fut très présente. A noter toutefois que nous avons en week-end, pu pêcher ces
secteurs sans turbinage, ce qui reste fort plaisant en sêche notamment.
La mur sauvage recèle toutefois de très jolis poissons, nous avons pu observer une belle arc de 55 cm sur ce secteur :
La aussi les éclosions sont présentes, les plécoptères d'eau rapides apparaissent abondant dans la journée :
Enfin la partie amont sans influence des barrages reste
intéressante et très bien peuplée, malgré le débit très restreint, nous y avons
fait de belles pêches avant de repartir. La plupart des poissons sont pris en
sèche ou en nymphe à vue sur activité des poissons, ce qui constitue un plus
important par rapport à nos rivières souvent « calmes » ou même
fermées à la fin septembre. Les "marmites sont riches en beaux poissons, tant farios qu'arc en ciel.
Comme toujours en Autriche le paysage est au
rendez-vous, d'autant que toute la haute vallée fait partie du parc national des "Tauerns", chaine alpine la plus à l'est du massif, qui inclut les plus hauts sommets Autrichiens :
Pour information enfin, des travaux importants, quasi
terminés sur le cours amont en vue de turbiner encore de l’eau de façon à
optimiser les pointes électriques, nul ne sait si ce nouveau barrage aura ou
non une influence positive sur les poissons et la pêche…quoiqu’il en soit
M.Ronacher nous a indiqué vouloir continuer à gérer sa rivière pour l’offrir à
ses clients tant qu’il le pourrait…
Arrivée sur place sous la pluie, et niveaux très haut après les précipitations du Début août :
Bon après mise en ordre de la barque, le beau temps revient :
Les paysages superbes nous occupent, mais les poissons resteront définitivement absent de cette sortie, je n'aurai pas eu encore l'occasion de tester ces nouveux bas de ligne sur un poisson.
Le retour au crépuscule nous laissera ensuite croiser la route, d'un chevreuil, approché d'assez près :
Puis de plusieurs hardes de chamois, mais qui seront un peu plus farouches et plus difficile à prendre en photo, seul ce solitaire se laissera faire, et encore d'assez loin :
De retour de corse, voici un petit aperçu de photos faisables en apnée sur le littoral corse, encore bien peuplé en poissons et invertébrés en tout genre. Les photos sont faites avec un optio w20, celui-ci à rendu l'ame à la fin du séjour car une fausse manoeuvre m'a fait ouvrir sa trappe étanche sous l'eau...
Une température de 27°C digne des caraïbes :
Les invertébrés :
Actinie ou tomate de mer
Anémone :
Le rocher à pourpre des phéniciens :
Des bernards l'hermite :
La grande nacre de méditérannée dans les posidonies :
Une juvénile :
Le poulpe dans son antre :
et des poissons assez abondants ma fois :
Des athérines :
Une blénie palmicorne ?
Une blénie sphinx ? à l'entrée de son terrier
La castagnole :
Des petits saupes :
Un marbré :
Une girelle et des rougets :
Et les plus beaux pour la fin, un petit mérou ? pas sur :
La murène :
La gardienne des lieux :
Voilà, pas de truites cette fois, ni de pêche d'ailleurs, mais des images et des souvenirs plein la tête, de belles vacances ma foi... juste un regret pour mon pentax, mais j'ai mis un W60 en commande...
Voilà près de trois semaines que je n’avais pu me
rendre à la pêche, arrgh, début juin la meilleure période sur le Doubs et la Loue, c’est bien connu. Les
raisons étaient multiples, vie de famille, boulot, déplacements professionnels
et pas de canne digne de ce nom. J’avais en effet cassé ma vielle GLX à
l’automne et l’importateur défaillant ne l’avait toujourspas pris en charge, fin mai c’est ma Z-Axis
qui partait en SAV après une journée de pêche en nymphe au fil un peu brusque.
Après pas mal tergiversations Rappala qui importe désormais Loomis me propose
un échange de la vielle GLX irréparable contre une Streamdance toute neuve au
prix du SAV, j’accepte la transaction (merci à Territoire pêche, le revendeur),
et me voilà prêt à en découdre a nouveau avec la Loue.
Arrivée sur place à 9h30, il fait déjà très chaud
sur place, heureusement j’attaque la bordure ombragée, plusieurs belles truite
vues, mais impossible d’en faire une (elles ont des yeux sur la queue J).
Un peu plus haut je croise une paire de truites 60 + sous les arbres, attaque,
refus, départ, ce sera pour un autre jour. Devant le faible succès à vue et
l’absence de gobages, je dois me rabattre sur la nymphe au fil, qui se révèlera
productive dans les courants, à faible hauteur d’eau. Les poissons, beaucoup
d’ombres et quelques truites modestes sont souvent touchés dans une
cinquantaine de centimètres de fond, preuve que l’été est là et que l’activité
se tient là où l’eau est bien courante.
Je remonte une orange spot pour pêcher à vue sur
le chemin du retour dans le plein « cagnard » de l’après midi, il
doit bien faire dans les 30°C
à l’ombre.
Il y a quelques poissons dans les bordures mais je suis sur le
départ et je n’insiste pas trop… jusqu’à arriver à un spot ou se tiennent souvent
de très belles truites. Elles sont là, deux belles pièces une grosse et une
seconde plus petite collée contre la bordure et dont je ne perçois que la queue
et la tête par moment. La grosse m’a vu, elle décale tranquillement vers
d’autres cieux, heureusement sans effrayer la « petite ».
La « petite » continue à manger et je
la vois régulièrement bouger la queue, signe de l’alimentation. Je monte une
pheasant tail orange spot# 14,sur la classique pointe en 12 centièmes.
Arbalète impossible, je me contente donc de poser ma nymphe à la verticale à
une vingtaine de centimètre de l’endroit où je pense être la tête de le bête.
Après environ 3 secondes de dérive la queue bouge !! Ferrage délicat, je
ne sens rien, suis-je pris dans une branche ? Je lève délicatement la
canne et la truite s’éloigne tranquillement de la berge, je la sens, elle est
pendue et c’est un rush court d’une dizaine de mètre auquel le moulinet et la
canne répondent parfaitement. Après un combat très court le poisson vient à
l’épuisette non s’en avoir forcé le pêcheur enbasquettes à sauter à l’eau J.
Le poisson mesuré accuse 59 cm, c’est ma plus belle
zébrée sur une canne à mouche, après une séance photo en règle, elle est
repartie sans problème à la Loue,
n’ayant en fait jamais quitté l’eau dans l’épuisette.
Fin de l’histoire, je suis rentré ensuite
directement, sevré de pêche pour la journée,la Streamdance
dépucelée dans les règles et mouillé jusqu’au bassin. Je vous laisse méditer
sur la première truite, celle que j’ai appelé « la grosse » très
malpolie d’ailleurs puisqu’elle n’est pas restée en place. Mais j’espère
qu’elle aura un jour prochain les faveurs de ce blog…
Sous l'orage sur la Loue dimanche dernier,les conditions étaient réunies pour
la pêche, temps chaud et humide, niveaux corrects, entre
deux petits coups d'eau et la pêche qui se déroule plutôt en sêche sur
les bordures, avec de bonnes surprises sur les mouches d'Ornans et avec une canne de secours pour cause de casse successives de deux belles cannes :
La mouche du jour, une Ornans bien sur :
Les bordures :
Les poissons, des ombres bien sur :
et des alevins d'ombres en pagaille un peu partout :
Et des zébrées bien sur :
Il fallait en profiter car avec la crue qui vient tout le monde sera au repos pour quelques jours, voire quelques semaines...